Saga alimentaire (I) : « régime soupe »…

Non, je ne suis pas morte…
Les fêtes s’éloignent progressivement et lentement, lentement on se laisse aspirer par la langueur du mois de janvier… Au passage, on a pris quelques kilos, voire on scrute ses (soi-disants ?) disgrâcieux bourrelets et on pense au fait que maintenant que l’on s’est empiffré de foie gras, dinde aux marrons, tofu aux marrons, truffes et autres…
Je vous propose donc le « régime soupe », ou encore ce régime où seule la paille est permise ! (Après tout, a bien été créé le « régime fourchette » ! Pourquoi n’aurais-je pas le droit moi non plus de devenir un gourou diététique, à l’instar de ce cher « Dr. » Dukan ?

Non, je plaisante… je ne vous propose aucun nouveau régime mais… la seule possibilité de manger (et la manière d’y survivre) que j’ai eu le loisir d’expérimenter ces deux dernières semaines.
Je ne suis même pas morte… Et pourtant, l’anesthésie n’est pas sans renvoyer à ce fantasme là, celui et d’autres encore.
Je ne suis pas morte, juste très occupée avec moi, moi et re-moi. (Parce que rien ne peut être plus important que mon nombril, franchement ! vous qui me lisez, vous le savez… — Et, au passage, je suis même surprise de voir que je continue de recevoir des visites malgré mon silence prolongé… et plus ou moins forcé.)

Parler n’est pas toujours chose aisée, manger encore moins… mais je peux toujours écrire. Et puisque c’est ça qui m’occupe (je ne parle pas de la quantité astronomique de travail qui m’attend parce que, oui, accessoirement, je suis censée être en révisions, là…), je vais parler de ce que j’ai subi et de comment y survivre… Outre que cela me laisse dans le cocon de mon narcissisme de malade (si j’en crois le cours que je relis et corrige actuellement, dispensé par l’un des plus brillants enseignants qu’il m’ait été donné de connaître, dans la maladie organique, la libido reflue sur le moi et le sujet devient très occupé par lui-même… je me fais une telle impression), cela me permet aussi d’en rire et de partager des astuces, notamment comment survivre quand on mange bio, avec toutes ses implications et quand, en plus, on est (devenu) comme moi végétarien…
J’ai eu la joie de passer mon Noël à l’hôpital et, le pire, c’est que je l’ai choisi ! (Mon agenda d’étudiante trouvait ça aussi un peu plus confortable.) Le 24 décembre, en tout début d’après-midi, un peu sonnée par la prémédication que j’avais dû prendre (quand bien même je réprouve de plus en plus toute ingestion massive de médicaments — au passage, je ne parle pas de ceux qui sont nécessaires à tout patient qui en as besoin pour vivre, je parle de ce qui peut m’apparaître comme surmédication !), je suis montée au bloc opératoire pour une chirurgie maxillaire. Oui, j’ai les dents tordues, oui, je fais de l’orthodontie et oui, c’est dans le cadre de mon traitement orthodontique puisque j’ai (ou plutôt : j’avais) ce qu’on appelle une « classe 2 », soit une rétrognathie : une mandibule inférieure plus petite que la mandibule supérieure. (Cela donne souvent des gens au menton fuyant, même si, sur moi, ça ne se voyait pas. L’inverse en est la prognathie : ceux qui ont une mâchoire du bas qui avance de trois, et la chirurgie associée est bien plus lourde encore que la mienne.)
Qui dit rétrognathie, dit avancée mandibulaire, dit : on découpe la mâchoire du bas pour l’avancer et on maintient tout cela à l’aide de plaques en titane. À l’occasion on s’occupe aussi du menton, pour diverses considérations, notamment esthétiques. (C’est mon cas.) Maintenant, j’ai une belle occlusion, mais un visage encore boursoufflé dont j’attends de voir ce qu’il deviendra, et si le résultat me plaira in fine ou pas. — Je ne fais pas partie de ceux qui s’aiment foncièrement quand ils se regardent dans une glace, mais il ne me serait jamais venue à l’idée de faire de la chirurgie pour corriger tel ou tel défaut. J’avais appris à m’accepter plus ou moins bien telle que j’étais, ni jolie, ni franchement laide, sans doute juste un peu moche, mais c’était moi, je me reconnaissais. Là… je ne me reconnais pas. (Et je comprends de moins en moins tous ces gens qui se jettent sur la chirurgie esthétique pour soi-disant corriger telle ou telle chose d’eux, pour « améliorer » quelque chose qui est déjà en général pas mal, voire souvent bien joli…)

J’en viens à mon propos : Qui dit chirurgie de la mâchoire, dit régime spécial… Et encore, j’ai eu de la chance dans mon malheur (si je puis dire) : l’utilisation des plaques de titane n’impose plus une immobilisation complète des deux mâchoires, comme c’était encore le cas il n’y a pas si longtemps où le patient voyait ses mâchoires ligaturées pendant un temps plus que certain. Le soir de mon intervention, je pouvais parler. J’avais les deux mâchoires maintenues à l’aide d’élastique, mais je pouvais parler… et j’étais même plutôt franchement audible. (La survenue de l’œdème a beaucoup entravé mes capacités élocutoires, pour le plus grand bonheur, sans doute, de certaines de mes proches et je garde, pour le moment, une certaine gêne.)
Je pouvais parler et… je pouvais manger, sans paille… Enfin, manger… c’est un bien grand mot pour dire : boire. Boire des soupes, des jus de fruit, de la compote… J’ai détesté la nourriture hospitalière, et plus encore parce qu’ayant une grande aversion pour le lait (depuis ma plus tendre enfance) et ne mangeant plus de viande ni de poisson, mon régime alimentaire s’est trouvé encore plus réduit. Qu’est-ce que j’ai pu manger de compote ! Bien sûr, industrielle, atrocement sucrée ! Bien sûr, rien de bio non plus. Jusqu’à l’écœurement…

Quand vous devez subir une telle intervention (mais ceci marche sur des temps plus courts, comme pour les dents de sagesse, ou des temps même plus longs dans le cas des chirurgies bimaxillaires, avec ou sans disjonction mandibulaire), le pire ennemi qui vous guette (hormis le miroir), c’est le dégoût. Il faut certes le temps que le corps expulse l’anesthésie, que le tractus et le péristaltisme du système digestif se remettent en route (sous 72 heures, avais-je lu)… on a rarement très fin après une anesthésie, ni les jours suivants. Ce n’est même pas que vous êtes envahis par la douleur (la prise en charge de la douleur s’est avérée très efficace, et j’en sais bien gré aux infirmières du service où j’ai été hospitalisée), c’est juste que vous n’avez pas faim et la morne succession des repas soupes-compotes à la clinique ne m’avait pas aidée à prendre goût à manger…
Pendant quinze jours (pour une chirurgie sagittale — mon cas), l’alimentation doit demeurer exclusivement liquide, ou tout du moins suffisamment pour pouvoir être aspirée (par une paille ou à la cuiller). Cela ne laisse pas de grandes possibilités et à part les potages ou veloutés, les jus de fruits et le lait (animal ou végétal)… C’est dire s’il faut être ingénieux pour parvenir à « manger » malgré tout. (Je vous ferai le tome II de l’alimentation plus tard, quand je l’aurai rodée.)

Un point de rappel sur les différences entre soupe / potage / velouté et consors (ou pourquoi mon titre en lui-même comporte une erreur) :
– Au Moyen-Âge, la soupe était la grande tranche de pain qui servait d’assiette et sur laquelle on versait le ragoût. Le nom aujourd’hui désigne bien plutôt, par métonymie et déplacement, le nom de qui était / est versé et qui est devenu plus liquide et autre que le strict ragoût.
– Le potage : le mot vient du XVIIe siècle et signifie des « aliments cuits dans le pot », en général des légumes (d’où le terme venant de potager). Servi chaud ou glacé, il est préféré à la soupe, jugée trop rustique. Cette terminologie est pourtant certainement la plus ancienne, probablement à partir du moment où l’homme a commencé à cuire dans un pot.
– Le bouillon : Liquide de cuisson de viandes ou de légumes d’une grande valeur nutritive. Concentré de saveurs et de parfums, il est à la base de beaucoup de préparations, dont le potage et le consommé.
– Le consommé : À base de bouillon de boeuf, de gibier ou de poissons, il se déguste chaud ou glacé. Il doit être parfaitement limpide et dégraissé. Il peut être garni de morilles, asperges ou truffes ou aromatisé avec des vins madérisés. Souvent servi en entrée d’un menu de cérémonie (baptème, mariage etc.). (Bien sûr, si vous êtes végétarien, les consommés…)
– Le velouté : On l’appelle ainsi en raison de sa texture parfaitement moulinée et onctueuse. Potage lié à la crème fraîche et parfois enrichi de viandes ou de crustacés.
– La crème : Raffinée, elle est faite de légumes mis en purée et liée à la crème fraîche. La plus célèbre : la vichyssoise, faite de poireaux/pommes de terre, parfumée à la ciboulette et servie glacée (excellente pour les soirées d’été).
– La bisque : Velouté dont l’ingrédient principal est un crustacé, lié au jaune d’oeuf et à la crème. (Même remarque que pour le consommé.)

Si l’on se décide à manger bio, sous peine de voir enfler les dépenses, il est bien conseillé de faire soi-même ses potages et veloutés… Il y a de pourtant de très bonnes soupes bio, mais avec ce qu’il faut adjoindre à côté, cela devient vite onéreux… Je l’ai compris assez rapidement.
Et comment faire, aussi pour ne pas trop manquer de tout ?

Quelques conseils…
Faire ses soupes
I. Faire ses soupes, cela demande du matériel. Je vous conseille de vous procurer un bon mixeur à pied. On m’en avait offert un à Noël de l’an dernier (à ma demande) et j’ai rarement autant apprécié un cadeau pratique. Je vous conseille aussi d’investir dans de grandes casseroles si vous n’en avez pas (grande pour moi, qui vit dans un studio, se résume à une contenance de 2,5 à 3 L), avec de grands saladiers (enfin, tâchez quand même que tout ça puisse rentrer dans votre frigo, surtout si le vôtre est aussi nain que le mien). Les bols et les cuillers tombent sous le sens.
Certains préfèrent en plus investir dans des pailles, je n’ai pas fait cet effort pour plusieurs raisons : À la clinique, on ne nous en a pas proposé et peut-être même que ça aurait été difficile de faire autant faire jouer ses joues avec l’œdème des 48 h (le summum des gonflements est alors atteint — même si on trouve sur d’autres blogs la mention de cinq jours) ; peut-être aussi y avait-il l’idée de nous rendre le plus socialement acceptable et normal possible (à la limite, on s’en fiche…). Qui dit paille, dit qu’il faut que tout soit presque limpide et les petits morceaux risquent de ne pas passer. Exit les soupes moulinées. (Certes, au pire, on peut toujours les remixer.) Enfin, qui dit paille dit plastique, dit matériel de synthèse et, en plus, jetable. Certes, sans paille, c’est probablemnet beaucoup plus acrobatique, on en met plein partout, sur le menton notamment (et en plus, on ne le sent), bref : on mange comme un porc pendant deux semaines… (Et je n’ai pas été plus économique ni tellement plus écologique en gaspillant mouchoir en papier sur mouchoir en papier pour m’essuyer au moins dix fois par repas. Le fait que ces mouchoirs soient fait de papier recyclé n’y change rien.)

II. Faire ses soupes demande du temps et de l’organisation. Ce n’est pas qu’il est long d’éplucher quelques légumes et on peut très bien faire autre chose pendant le temps de la cuisson, mais il faut prévoir… prévoir pour la soupe, pour l’organisation des journées et des repas… J’ai toujours tâché de faire des soupes qui pouvaient me faire trois à quatre repas pour ne pas toujours être aux fourneaux, en tâchant en plus d’en avoir deux ou trois différentes en permanence pour alterner et ne pas toujours « manger » la même chose. Rien n’est plus pénible que d’avoir l’impression que sa vie se réduit à la popotte (du moins, je trouve), que l’on passe son temps au fourneau surtout pour quelque chose d’aussi primaire que du liquide… (Quand bien même certaines potages s’avèrent délicieux et extrêmement élaborés.)

III. J’insiste vraiment sur la monotonie et le dégoût, mais le lendemain de mon retour chez moi s’est avéré très éprouvant : je n’avais envie de rien, rien gustativement parlant, tout m’écœurait ; j’avais froid parce que je ne me nourrissais pas assez (en général, on maigrit pendant ces quinze jours là), je me sentais affaiblie et du coup j’avais encore moins le courage de faire quoi que ce soit… Il m’a fallu prendre sur moi et user de créativité pour trouver de quoi me nourrir… et avoir envie de me sustenter. Pour recouvrer des forces également, pour mieux cicatriser et ne pas non plus me trouver trop carencée… Et à manger que liquide, liquide, liquide… je ne devais pas ingérer grand-chose…

Ma créativité à moi, c’est :
– le fromage ! Dans mes soupes, j’ai mis du bleu, du parmesan, du gruyère… et j’ai mixé pour que rien de solide ne subsiste. J’aurais pu aussi vous dire : crème, mais j’avais tellement besoin de goût fort que je ne voulais pas de crème pour adoucir quoi que ce soit. Cela enrichit autant que cela peut rendre insipide. En outre, je n’ai jamais été « mordue » de crème fraîche. (Quoique ce soit très bon dans la soupe d’endives.)
– les vermicelles ! Même précaution, cependant, il faut les mixer. Cela donne comme des petits grains de semoule (plutôt quelque chose qui ressemblerait à de la floraline, une poudre de semoule très, très fine, qui se trouve aisément en commerce conventionnel, mais moins en magasin bio). J’ai aussi essayé avec les petites lettres, mais je suis plus partagée à ce sujet : les morceaux obtenus après mixage sont moins gros…
– les soupes de légumineuses ! En particuler les pois cassés, qui se prêtent bien à cet exercice. Les lentilles corail aussi, comme elles se trouvent dépouillées de la pellicule protectrice qui enveloppe les autres lentilles. Les légumineuses sont riches en calories, en protéines et en vitamines ! Que du bon. Même le coût ! Le seul bémol est qu’il faut aimer ça. (Et que ça colle aisément au fond de la casserole !) Quand je m’en suis lassée, c’est là que j’ai innové avec le bleu.
J’ai également testé la soupe de haricots rouges, mais on obtient une texture plus proche du mouliné que du mixé… c’est un peu plus compliqué à avaler.
– l’ajout d’épices ou de jus de citron… dans les soupes comme dans le yaourt (que je délayais avec du lait végétal, pour obtenir une substance à la consistance assez proche du velouté) et du bouillon pour délayer. (En magasin bio, on peut prendre le bouillon Rapuntzel en poudre conditionné en pot, moins cher que la forme sous cube et plus pratique sur une longue durée puisqu’un pot suffit pour 14 L de soupe.)
– certains plats tout préparés pour enfant de 8 mois. Soyons honnête, je n’ai fait ça que deux fois. Par fierté. Parce que ça revient cher pour une personne adulte. Que ça aussi, il faut encore le rallonger avec de l’eau (voire du bouillon, ou du lait pour ceux qui aiment).
– enfin, mais je n’ai pas testé tout en sachant que la structure s’y prête néanmoins : on peut utiliser du tofu soyeux que l’on aura préalablement fait mariner pour plus de goût. Il faudra aussi ensuite le délayer, mais le tofu assure un bon apport en protéines végétales.

Que ce soit fromage ou vermicelle, je ne les préparais jamais à l’avance, je changeais à chaque fois que je piochais dans une de mes réserves de soupe. Et je remixais toujours à la fin de la cuisson de ma portion du repas.

Sur la fiche de conseils qui m’avait été remise au secrétariat de l’anesthésiste, on nous avait dit que l’on pouvait mixer tous nos repas et rallonger avec de l’eau / bouillon / lait.
Je n’ai pas suivi ce conseil en ce que je me suis refusée de mixer les repas que je me serais préparés en temps normal. Pourquoi ? Parce qu’il est assez dur de ne plus pouvoir mâcher (c’est encore plus tentant quand on passe au mou), de supposer un visage boursouflé, d’à peine pouvoir ouvrir la bouche et de ne pas sentir sa lèvre du bas (et d’à peine pouvoir la mouvoir, d’ailleurs) sans en plus se faire à manger comme si de rien n’était, d’allonger une substance liquide quelconque pour donner quelque chose de proprement insipide…
Après quelques essais infructueux, j’ai préféré changer radicalement mon alimentation et ne boire que ce qui me faisait envie.
J’en ai profité pour découvrir de nouveaux produits, par la même occasion.

Enfin, quand on est végétarien : penser aux apports en protéine !
Elles sont, à mon sens, sont plus faciles à oublier du fait que le cadre entier de l’alimentation se trouve bouleversé ! D’où l’idée de faire des soupes de légumineuses, riches en protéines facilement assimilables (si vous prenez soin d’ajouter des alimentations riches en vitamine C).
Les œufs, aussi, se marient très bien avec certaines soupes. J’ai trouvé une recette délicieuse à base de tomates et d’œufs ici.
Et, encore une fois, le tofu soyeux.

Quelques découvertes…
– Pour ceux qui, comme moi, ont horreur du lait, je vous conseille vivement le lait d’avoine ! Après avoir goûté le lait de riz et le lait d’amande (pas mauvais, mais un peu trop amer à mon goût — même si j’aime plutôt bien l’amertume, enfin, dans un ordinaire sans œdème et sans chirurgie), j’étais devenue sceptique sur les laits végétaux. Je n’ai pas osé encore le lait de soja et j’ai toujours une bouteille de lait de sarrasin qui m’attend (il existe aussi du lait de millet). Mais le lait d’avoine… c’est très doux. Juste très doux, légèrement sucré, aussi, sans être écœurant. Je recommande vivement ! Il existe une version avec rajout de calcium — ce qui est plutôt recommandé dans le cas du « régime soupe », surtout si vous ne buvez jamais de lait. (Veillez à vos apports en vitamine D, en revanche, sans laquelle une bonne assimilation du calcium est compromise.)
(Accessoirement, produire un litre de lait végétal est moins coûteux sur le plan environnemental qu’un litre de lait de vache. On peut en dire autant quant à la consommation de viande et de poisson par rapport à une alimentation végétarienne.)

– Je recommande aussi la marque Vitamont pour le jus de pomme. Il se trouve une autre marque qui commercialise du jus de pomme en brique de 3 L, certes plus économique et plus écologique (moins d’emballage), mais avec un petit arrière-goût plutôt désagréable.
– Dans les plats pour bébés, la marque Good Goût porte bien son nom ! J’ai particulièment aimé leur plat courgettes / chèvres, qui résiste bien à l’ajout de flotte ! L’inconvénient : c’est cher pour une seule portion d’à peine 200 g. (Mais j’ignore tout des besoins d’un enfant de six / huit mois.) (Idéalement, il vaut mieux faire soi-même, ça revient moins cher et les déchets seront aussi moins nombreux…)

Voilà, voilà…
J’apprivoise maintenant la deuxième phase de mon alimentation, et pour un mois, maintenant : le mou ! Purée et compagnie. Je cherche encore mon équilibre, je dois dire, et… pour manger, c’est même presque encore pire… (Enfin, ça ne peut pas être pire que le fait de baver et de ne pas s’en rendre compte !)
Je vous tiendrai au courant de mes péripéties culinaires. On m’a dit qu’il faudrait six mois pour pouvoir croquer dans un bon steak : ça tombe bien, je n’en mange pas ! En revanche, six mois pour à nouveau pouvoir mâcher du pain, oui, c’est long. Très long.

Et sinon, oui, on maigrit. Je ne sais pas combien de kilos j’ai perdus, mais j’ai maigri. Je ne remplis plus mes pantalons, mes bras ressemblent à nouveau à des baguettes. (Je n’étais déjà pas épaisse au départ.)
J’aurais sans doute pu enrichir encore et encore les soupes mais on découvre vite que les soupes trop riches sont souvent trop consistantes (donc pas assez liquides) et qu’elles demandent un effort supplémentaire pour manger dont on se passerait bien (surtout au tout début). Et j’ai voulu faire ce qui me plaisait le plus à un instant T. C’est assez contraignant ainsi sans en rajouter.
L’essentiel est de ne pas se sentir fatigué et de parvenir à maintenir un équilibre entre l’apport en glucides, protéines et lipides, les divers minéraux et vitamines et les fibres alimentaires.
Pour mes collègues hamster, actuels ou futurs : bon courage !

Et mes meilleurs vœux à tous pour l’année !

Édit : Finalement, le lait de sarrasin, ça sent très bon aussi ! Je recommande ! Je plébiscite aussi le mélange riz/coco produit par une firme italienne, Isolabio (d’ailleurs, les laits que j’achète sont, sauf exception de ma part, produits par cette marque).
Décidément, je me mets de plus en plus à aimer les laits végétaux !
(À noter que leur utilisation chez le nourrisson est controversée. Je ne rentrerai pas dans le débat, faute d’éléments suffisants. D’autant que pour moi, et pour des tas de raison, le meilleur aliment reste encore, dans la mesure du possible (car ce n’est pas toujours possible, quand bien même cet impossible est l’objet de croyances infondées), le lait maternel, idéalement au sein !)

Et puis, pour remplacer le vin qu’il est déconseillé de boire en postopératoire (surtout si vous prenez des antidouleurs !), on peut toujours se rattraper sur l’équivalent bio du Champomy : le jus de pomme pétillant de la Ferme Durr !

Ah ! et pour se faire peur (ou pas) : voici de quoi calculer le nombre de planètes Terre nécessaires si tout le monde consommait comme vous… (Note : je vous déconseille de prendre comme pays de référence les États-Unis… Prenez plutôt la Suisse ou l’Italie. La Suisse seulement si vous ne maîtrisez pas l’anglais.)

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2 Commentaires

  1. Je pense que outre la chirurgie et les régimes, le meilleur moyen de retrouver la ligne c’est le sport. Ainsi, la graisse est transformée en muscles et il y a peu de risques de rechute, contrairement au régime.

    1. Oui…
      Sauf qu’en matière de chirurgie, ici, il ne s’agissait pas de chirurgie bariatrique… (Je ne sais d’ailleurs même pas comment je dois le prendre, du coup… Je vais y réfléchir…) Mais d’une chirurgie de la mandibule qui n’avait rien à avoir avec un quelconque régime amincissant… (Dans les faits, on ne grossit pas trop. Mais même là, le sport n’est pas trop conseillé, sauf si on veut associer un traumatisme au traumatisme opératoire…)

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