Bilan capillaire (octobre 2012)

Au final, pourquoi pas… Pourquoi pas aussi faire le bilan d’un travail de plus d’un an sur mes cheveux, plus d’un an de produits exclusivement bio et de pousse (après presque m’être rasée le crâne). J’y pense d’autant plus que mes cheveux et moi nous détestons cordialement ces derniers temps. L’humeur est… comment dire… électrique entre nous.
C’est de leur faute, aussi : ils ont tout pour plaire ! Ils sont fins, plus ou moins bouclés de manière pas très uniformes (entre des boucles 2C et 3A, si on suit la classification d’André Walker), et ont donc tous les défauts qui vont avec leur nature profonde de cheveux rebelles : ils frisottent, sont naturellement indisciplinés et paraissent assez vite plats — surtout après ces derniers temps de grosse perte de cheveux… (Je ne me suis jamais vue perdre mes cheveux ainsi.) J’oubliais : je les ai aussi mixtes avec un cuir chevelu qui tend à être irrité, et donc pelliculé… Leur (seul) point fort, avant de les perdre en quantité impressionnante (disons une chute saisonnière bien marquée, mais c’est bien la première fois que je le remarque, justement !), c’est (c’était ?) leur quantité. Fins mais très nombreux, et donc aidant à produire un volume qui sied bien à mon visage. Si, leur autre possible point fort : pour des cheveux fragiles, ils sont plutôt résistants, fourchent peu (du moins pas encore), cassent peu.
Mais, voilà, en ce moment, je les trouve rapidement moches après deux ou trois jours, hirsutes et tombant lamentablement de chaque côté de mon crâne, filasses, quoi. Et j’ose espérer que mon prochain henné, à l’heure actuel en train de macérer dans son vinaigre de cide et plus chargé en lawsonia que ces derniers temps, arrangera un peu le problème, en conférant un peu d’épaisseur et de dynamisme à mes longueurs.

Mais cessons de me plaindre sur ce qui est un de ces moments de dépit capillaire (nombreux) de la vie d’un(e) chevelu(e) (ou du moins apprentie).
En un an d’utilisation de produits biologiques, je puis tout au moins dresser de ce qui est par rapport à ce qui était.
Ne serait-ce que mes cheveux ont poussé, et plutôt en bonne santé. En juin 2011, il me restait un à trois-quatre centimètres sur le caillou, rien de plus. Plus ou moins par choix. Mais en rentrant chez moi, très vite, je me suis dite que je voulais de nouveau avoir des cheveux longs. Je n’avais pas de ces regrets comme on peut les lire sur certains blogs où les auteures (car ce sont souvent des femmes) se plaignent de ce qu’elles décrivent comme étant rien de moins qu’une « catastrophe capillaire » — là-dessus, j’ai toujours été très stoïque, au sens premier du mot —, mais plutôt une envie, une nostalgie… J’ai adoré avoir les cheveux courts et je trouvais que ça m’allait bien aussi. Question de caractère, sans doute.
Je n’ai pas les cheveux longs, à proprement parler, mais ils ont enfin atteint les épaules. Nous sommes encore en octobre (Happy Halloween!), cela fait donc seize mois que mes cheveux poussent. Ils ont pris plus de seize centimètres, malgré (et en défalquant tout ce qui m’a été coupé) les quatre passages chez le coiffeur.
Ils sont demeurés fins et je découvre la tare que ça peut être (avant, je m’en moquais, comme je me moquais du reste, ou plutôt que de se moquer : je subissais, encore et toujours, stoïque, tout simplement). Mais le type de boucle a changé. Les soins bio les ont adoucis, les ont gainés, en sont venus à modifier le type de frisure et d’un 3B voire 3C, j’en suis aujourd’hui donc à un 2C / 3A. Pour la première fois, aussi, j’arbore des vagues dont je suis fière, qui confèrent de l’allure à mes cheveux — et cela sans silicones chimiques, sans permanente, sans fer à lisser… sans d’autre « que » mes huiles végétales, mes huiles essentielles, mes poudres tinctoriales et ayurvédiques (pour les rares que j’utilise)… bref : sans rien d’autre que du naturel. (Qu’on ne vienne pas me dire que ça ne marche pas alors qu’en plus, je n’étais pas très bien partie.)
Mes cheveux sont beaucoup plus structurés, leurs ondulations bien plus esthétiques qu’il n’y a deux-trois ans. Ils sont plus brillants, plus lisses, plus soyeux, plus doux. Et, dans les meilleurs moments, j’ai enfin l’impression de pouvoir arborer une « vraie chevelure de fille ».
— Sous ces guillemets quelque peu tendancieux, d’un goût douteux, ne lire que mon soulagement de pouvoir enfin me sentir plus en paix avec tout ce qui est capillaire, chez moi. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je pourrais être heureuse d’avoir mes cheveux, et pas des cheveux juste épaix et raides, comme tant de filles en arboraient au collège, époque où moi et mes cheveux frisés choquions le bon sens moral et esthétique, bref : où nous n’avions pas le droit de cité.

Depuis un an, qu’est-ce que je peux donc bien leur faire, à mes cheveux ?
– En premier lieu, du henné. En général, j’essaie de me tenir à un rythme d’une fois par mois. Il est rare que les applications aient été plus fréquentes, mais assez courant que j’ai tardé jusqu’à six, voire peut-être sept, semaines. Je le sens aussi au niveau de la texture. La recette change toujours un peu mais la manière de le préparer relativement peu : vinaigre de cidre, vinaigre de cidre, vinaigre de cidre, presque systématiquement. Et mes cheveux semblent bien s’en porter, même si certaines semblent dire qu’une préparation au vinaigre pur a asséché leurs cheveux. Je n’ai rien noté de tel avec les miens et j’ai même l’impression que ça fait du bien à mes cheveux.
– En parlant de bien et de vinaigre de cidre, depuis quelques temps, je tâche systématiquement de faire un dernier rinçage à l’eau froide avec du vinaigre de cidre (de une à trois cuillers à soupe par litre d’eau).
– Des bains d’huile plus ou moins régulièrement, avant chaque shampooing. Ces derniers temps, je mêle à mes huiles des produits laitiers (crème fraîche). Les huiles diffèrent et ce que j’y ajoute aussi : ça peut être de l’HV de jojoba, d’avocat, de coco, de noix du Brésil… avec des HE de Sauge sclarée, de Bay St Thomas, de Nard Jatamansi, de la provitamine B5, de la squalane végétale, du silicone végétal…
– Une crème de jour ou, à défaut, un tout petit peu d’HV (jojoba ou noix du Brésil) pour m’aider à démêler et protéger mes longueurs et mes pointes, à défaut d’après-shampooing (note pour moi-même : penser à me fabriquer du shampooing).
– Un shampooing fait maison, à partir d’une base lavante (non, je n’en suis pas encore à mélanger les tensioactifs moi-même, mais ça ne saurait tarder). J’ai toujours utilisé la base lavante de Centifolia, sur les conseils d’une autre blogueuse. Elle est, d’après mes lectures, plus appréciée que celle d’Aroma-Zone. Le seul inconvénient de la base lavante de Centifolia, c’est qu’elle devient plutôt liquide en compagnie d’HV et d’HE. Mais pour ce qu’elle lave et prend soin de vos cheveux, avec une composition irréprochable, c’est vite oublié.
D’ailleurs, suite à une erreur de La Poste, ma commande de base lavante se fait désirer et me pousse à vraiment commencer à confectionner mes propres shampooings solides. Cela fait plus d’un an que j’ai les tensioactifs nécessaires et qu’il ne me reste plus qu’à les utiliser… Donc à bientôt peut-être pour une recette cosmétique (enfin, le temps de la roder).
– Si je continue sur la ligne shampooing : des poudres lavantes, comme le sidr et le shikakaï. Mais autant j’aime beaucoup le sidr (sauf qu’il n’est pas très canalisations-compatible quand ces dernières ne sont pas fichues d’avoir la pente nécessaire et que vos nouveaux amis deviennent les déboucheurs de canalisation), autant le shikakaï ne m’enthousiasme pas… Non qu’il ne lave pas, mais je n’aime ni son utilisation, ni son application. (Il va finir dans mon shampooing solide, je le sens.)
– Exit la brosse. Depuis un an, je n’utilise plus que des peignes, et des peignes en bois. L’avantage du peigne sur la brosse est qu’ils me permettent de ne pas (trop) casser mes ondulations et boucles et le bois permet d’éviter d’accumuler de l’électricité statique. (Quand vous avez les cheveux fins, c’est plus que recommandé, ou attendez-vous à ne plus avoir des cheveux, mais des antennes.)

Avec ça, mes cheveux ont pris plus d’une vingtaine de centimètres dans l’année. Et n’ont rien à envier aux belles chevelures entretenues aux produits bien chimiques comme il faut.
Si ce n’est qu’ils ont le mauvais goût d’exprimer un peu trop souvent leur nature de cheveux fins et bouclés : leur côté rebelle qui me leur sied si bien… — Enfin, à moi aussi, mais mes boucles, à la base, me suffisent… — D’où ce grand moment d’expression pathétique qui ouvre cet article !

[Photos bientôt]
(Et d’ailleurs, après ce bilan capillaire, je pourrai aussi faire un bilan dermatologique tellement le bio a plutôt sauvé ma peau.)

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4 Commentaires

  1. Waouw 20cm dans l’année 😮 Ils ont super bien poussé !
    Le seul truc que je regrette avec le passage au bio c’est la détente des boucles. Avant j’avais des cheveux 3A, ça faisait de jolis tire-bouchons et maintenant je galère pour avoir du 2C…

    1. Pour moi, c’est l’inverse, je remercie le henné et le bio d’avoir détendu mes boucles… Je devais faire du 3B, voire du 3C, et c’était plutôt l’enfer… Aujourd’hui, je suis entre le 2C et le 3A et ça me convient très bien. J’aimerais juste que mes cheveux ne deviennent pas complètement lisses, je trouverai ça dommage… Et je comprends très bien que tu regrettes d’avoir perdu tes boucles.
      Et oui, oui, oui, ils ont vraiment très, très bien poussé ! Je m’en rends moins compte, comme ils ondulent encore plutôt bien, mais quand je vois que je les avais presque à ras en juin 2011… Le contraste me choque.

  2. Bravo pour la pousse, moi les boucles je fais tout pour les garder et pour les colorer ou leur donner des reflets avec des plantes.
    Tambouiller c’est une passion au point que perfectionniste, je cherche toujours mieux.
    Un masque ou une crème démêlante qui nourrit et hydrate et sent bon, une lotion qui actives la circulation sanguine et facilite la douceur et la brillance, un shampooing doux …le home-made est une révélation 🙂 Le vinaigre de cidre est légèrement asséchant pour mes pointes, donc je l’alternes avec le jus de citron pressé. Nous avons toutes une nature de cheveux différente même entre bouclettes, mais l’important est de trouver son équilibre même si çà prends du temps 🙂

    1. Je n’ai pas complètement l’intention d’éradiquer mes boucles pour avoir des cheveux raides, surtout pas, mais telles qu’elles sont là, elles me conviennent très bien ! Ensuite, je ne sais pas si c’est juste dû au henné ou si c’est aussi tout le soin que j’apporte à mes cheveux qui détend des cheveux par trop indisciplinés dans le passé…
      Sinon, trouver son équilibre, non seulement ça prend du temps, mais en plus j’ai l’impression que c’est un travail permanent… (parfois épuisant.)

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