Crème corps pour peaux sensibles

Pour une première recette que je daigne partager, j’aurais pu choisir simple… mais non. Puisque j’ai choisi de parler « épilation » il y a quelques minutes, je poursuis donc sur ce qui me paraît en être la suite logique : l’hydratation.

J’avais fini ma crème pour le corps Nafha et il me fallait une crème qui soit plus nourrissante, plus hydratante et, si possible, qui ait une action contre la repousse des poils… Après deux essais, j’ai enfin trouvé une recette qui me convient bien. Perfectible, certes, mais qui me donne au moins satisfaction pour aujourd’hui. Peut-être en hiver faudra-t-il que je fabrique une crème plus riche…

Crème pour le corps

Venons-en à la composition :
Pour 250 ml de produit fini environ

Phase huileuse :
– HV de souchet : 25 g
– HV de calophylle inophyle : 5 g
– HV de macadamia / sésame / chanvre : 20 g
– cire émulsifiante n° 3 : 12,5 g

Phase aqueuse :
– HA de menthe poivrée / eau minérale : 158,5 g
– glycérine végétale : 5 g (4 ml)
– gomme Xanthane : 2,5 g

Une fois l’émulsion réalisée :
– AHA : 2,3 g
– provitamine B5 : 2,3 g
– allantoïne : ≃ 2 g

– fragance : 50 gouttes (gts)
– cosgard / naticide : 50 gts
– vitamine E : 18 gts (non obligatoire)

Commentaire sur la composition
Dans la crème que je me suis préparée avant-hier soir, j’ai dû mettre à la fois de l’hydrolat (HA) de menthe poivrée et de fleur d’oranger (puisqu’il ne me restait plus assez de la première). Je crois même avoir dû compléter avec de l’eau. En tout état de cause, les hydrolats sont des produits sensibles, à la pollution microbienne mais aussi à la chauffe (jusqu’où, je l’ignore). On peut se passer d’en utiliser si on le souhaite. Pour ma part, j’aime bien. Cela confère souvent une odeur particulière au produit en plus des propriétés cosmétiques et thérapeutiques de l’hydrolat.
J’ai dû employer aussi de l’huile végétale (HV) de chanvre pour cette fois, à la fois à cause de sa date approchante de péremption et parce que c’est une huile que je ne garderai pas à terme dans cette composition ni dans mes stocks. Je préfère de loin celles de macadamia et de sésame : la première pour ses propriétés nourrissante, hydratante et adoucissante, son aspect non gras et… son odeur extrêmement gourmande ! la seconde pour ses propriétés anti-UV (propriété légère : SPF de 5) et contre les douleurs articulaires (dont je souffre régulièrement). L’HV de sésame aide également au maintien du tissu cutané (il ne faut pas croire). Je ferai peut-être un mélange des deux dans mon prochain mélange.
L’HV de souchet aide au ralentissement de la repousse des poils (c’est l’objet premier de sa présence dans cette crème), mais elle possède aussi une action hydratante et préserve l’élasticité de la peau. À voir sur la durée.
L’HV de calophylle inophyle, enfin, est celle qui donne à ma crème cet aspect légèrement verdâtre. Elle est très connue pour son efficacité sur les jambes lourdes et, très puissante, ne doit pas s’utiliser pure sur la peau sur de grandes zones ; mieux vaut l’incorporer dans vos tambouilles à hauteur de 10 à 20 % de la phase huileuse (ici 10 %). Moins connues sont ses actions cicatrisante, réparatrice et anti-infectieuse. C’est d’ailleurs pour ces dernières que j’ai choisi cette huile (outre le fait que sa date de péremption approche, à elle aussi…).
Je dois beaucoup à cette petit huile de calophylle inophyle, depuis que je me suis brûlé la jambe avec mon four (posé à même le sol). Brûlure au second degré, quoique superficiel, un dimanche soir quand, bien sûr, aucune pharmacie n’est ouverte, sauf à 30 minutes de transport… et, bien sûr, j’ai préféré continuer à faire ce que je faisais plutôt que de me passer la jambe sous l’eau (sans commentaire, je sais). Pour arranger les choses, je n’avais pas non plus de Biafine (et même quand j’en ai eue, j’ai fait sans). Seulement un produit désinfectant, mes produits de beauté et mes matières premières. C’est en faisant le tour de ces dernières que j’ai retrouvé l’HV de calophylle inophyle et ses effets anti-infectieux et cicatrisant m’ont tout de suite interpellée. Jour après jour, je l’ai appliquée sur la plaie, doucement, en la recouvrant d’une gaze pour protéger le tout. Je n’ai pas évité la cicatrice mais l’infection si. Je ne prétendrais pas que c’est dû uniquement à cette huile : petit bonheur la chance pouvait bien être de la partie lui aussi. En trois mois, ma cicatrice est devenue moins rouge, mais elle se remarque encore.
[Pour information, j’ai quand même été consulter mon médecin, afin de vérifier que tout se cicatrise comme il faut.
Les brûlures sont particulièrement sujettes aux infections et il est certaines précautions à prendre afin de permettre la meilleure cicatrisation possible : à savoir on fait ce que je n’ai pas fait, on refroidit tout de suite la plaie sous un jet d’eau (froide ou tiède au grand maximum), pendant cinq à dix minutes montre en main (et tant pis pour le « gaspillage »). On protège la surface brûlée et, surtout, on ne s’expose pas au soleil les mois suivants sans, au moins, un écran total — sauf si vous voulez re-brûler une peau déjà brûlée, soit : extrêmement fragile et sensible. Il importe aussi de déterminer le degré de votre brûlure : si vous avez une cloque, c’est mauvais signe ; si ça ne fait plus mal du tout, que c’est noir ou blanc : encore plus, filez aux urgences !
Et plus la brûlure est importante, plus c’est potentiellement grave. Au-delà d’une pièce de deux euros, consulter son médecin peut être commandé ; au-delà de la moitié de la paume de la main de la victime, cela s’impose, voire on file aux urgences.]

La glycérine participe de l’hydratation de la couche supérieure de l’épiderme.
Les AHA (acides de fruits) aident au renouvellement cellulaire et à la cicatrisation. Elles sont aussi un anti-âge. Elles peuvent s’avérer assez irritantes sur certaines peaux et il convient d’être prudent avec leur utilisation. Pour un produit utilisé régulièrement, il n’est pas conseillé de les incorporer à hauteur de plus de 5 % du poids total. (Dans la présente recette, elle est présente à environ 1 %. On peut augmenter ce taux.)
La provitamine B5 et l’allantoÏne sont cicatrisantes, hydratantes et apaisantes, idéales pour les peaux sensibles et abîmées.

Pour la fragance cosmétique ou l’extrait aromatique à rajouter, je n’en ai pas trouvé qui me convienne encore.
Pour le conservateur, Cosgard comme Naticide font l’affaire (éviter absolument l’extrait de pépins de pamplemousse à cause de la présence de gomme Xanthane), mais à tout choisir je préfère le second.

Impressions
Je n’aime pas tellement les laits, je préfère les crèmes. Mais en voulant l’utiliser pour la première fois (j’avais cependant déjà testé une composition similaire en format 50 ml), j’ai redouté que cette crème ne soit trop épaisse, et donc grasse et collante. Quelle ne fut pas mon (agréable) surprise en m’apercevant que cette préparation s’étalait très bien, pénétrait facilement et en plus ne laissait pas d’impression de gras sur mes jambes.
Il me faudra un peu plus de temps pour en voir vraiment les effets mais j’en retire quand même aux premiers usages une impression de douceur. Je n’ai plus l’aspect « peau de croco », mais cela fait quelques temps déjà.
L’odeur est par contre un peu étrange, mais non rebutante.

Une estimation du coût m’amène à une douzaine d’euros pour 250 ml (moins si on fait l’impasse sur les hydrolats). C’est toujours moitié moins que mon ancienne crème de corps mais plus que la crème corps de Florame aux noyaux d’amande.

Publicités

un commentaire

  1. Ouh la la, une crème anti-repousse… si j’ai le courage de la faire je vais m’en badigeonner des pieds à la tête ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Association Gynepsy

Si plus rien ne vous sourit, appelez Gynepsy !

Antigone XXI

Dire oui autrement

By Reo ♥ Cosmetiques Maison ♥ DIY ♥ Conseils Beauté, Maquillage, Savons & Soins Naturels BIO ♥

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

Beauty & Gibberish

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

Princesse au petit pois

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

Beautiful Boucles

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

Les Carnets de Tinùviel

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

Eco(lo)

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

La Femme Sauvage

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

biboudavril

Wonders and wanderings of a 20th century who?man: questions et propositions alternatives

%d blogueurs aiment cette page :